Les bidochons en balades

Les bidochons en balades

Semaine Alsacienne - Suite

 

 

Nous continuons notre semaine Alsacienne par une petite incursion en Allemagne.

 

Après avoir passé le pont de l'Europe construit en 1960 au dessus du Rhin, qui nous permet de quitter la France pour l'Allemagne, nous faisons un première arrêt à Willstätt

 

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Après un bon café accompagné d'un beignet, nous faisons un petit tour.

 

Nous visitons une église evangélique

 

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Les cigognes ont fait leur nid sur le toit

 

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et les petits moineaux préparent le leur.

 

 

 

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Nous reprenons la route jusqu'à Neuweier non loin de Baden-Baden et ramenons Erick 48 ans en arrière.

 

Il a fait son service militaire à l'abri souterrain de Neuweier. Il le retrouve tout de suite (quand on connait Erick c'est ...... incroyable.....hihihi)

 

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Histoire de cet abri anti atomique raconté par Erick (photos de l'intérieur d'un site internet des anciens de cet abri sur lequel Erick est inscrit)

 

 

"C'était un abri anti atomique d'une surface phénoménale construit en béton armé, a flan de montagne pour les haut dignitaires de l'armée, conçu pour y vivre pendant 1 an sans en sortir .

 

Deux issues étaient possibles :


L'entrée principale se constituait d'un sas fermé par deux énormes grilles en acier et d'une énorme porte blindée de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur bloquée par un système de fermeture a volant.

 

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Et une sortie de secours constituée d'un escalier en colimaçon qui aboutissait 150 mètres plus haut, sur la montagne.

 

Il fallait avoir envie pour entreprendre la montée (qui était interminable). Je l'ai emprunté deux fois pour vérifier si la trappe n'était pas obstruée par la végétation.

 

Mon travail principal était d'entretenir l'état général du bunker : peinture, lampes, vérification des disjoncteurs, nettoyage, révision du groupe électrogène. Nous étions quatre dont deux hommes qui s'occupaient de la maintenance du matériel de transmission téléphonique (par bande papier troué et morse) a cette époque , pas d'informatique...

A l’intérieur : Que des pièces en enfilade le long d'un couloir central. Les pièces de volumes différents, chambres, bureaux, salles de réunions, toilettes/douches, cantine, salle de jeux, de sport, bowling, cuisines, infirmerie etc...



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Coté survie : une immense réserve d'eau potable (en béton) , une réserve de nourriture pour l'année , un central téléphonique (pour correspondre entre civils ou militaires) , salle abritant un énorme groupe électrogène alimenté par un plus petit.

 

 

 

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Toutes ces pièces étaient munies d'interphones amplifiés pour pouvoir communiquer les ordres (comme sur un navire).

 

Il y avait des aérateurs filtrant partout mais bon...a cette époque, il y avait des largages de pluies
chimiques, de là a ce que ça pénètre a l’intérieur d'une trappe d'1 m² et, planqué sous la végétation et les arbres... 


Cela ressemblait étrangement a un blockhaus, mille fois plus grand et plus élaboré.

 

La sécurité c’était surtout les 150 mètres de roches au dessus du plafond du bunker."

 

Erick reconnait, en face les maisons des copines, Carola, Christine..... Bizarre, comme sa mémoire fonctionne bien....Sourire

 

Nous faisons un petit tour dans le village. Erick reconnait un magasin qui était un bar à l'époque où il venait prendre une bière, ou des......

 

 

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Il retrouve l'environnement de champs de vignes et les souvenirs des fêtes du vin.... Etonnant, quand on lui demande la fréquence des permissions pour revenir en France, il nous raconte, qu'en fait, il préférait rester à Neuweier. 

 

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Nous reprenons la route avec l'idée de visiter Baden-Baden, mais très compliqué de se stationner est  très cher (2€ pour à peine 1 heure) et comme il est près de midi, nous envisagions de déjeuner sur place.

 

Nous continuons donc la route pour s'arrêter dans un  petit village. Comme il est 14 heures, nous ne pouvons manger qu'une salade strasbourgeoise (cervelas vinaigrette). Par contre niveau dessert

 

Omelette norvégienne et forêt noire!!!!!

 

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 Pour la suite de cette semaine, une nouvelle boucle vers l'ouest 

 

Marmoutier - Saverne - Graufthal - La petite Pierre -  Bouxwiller

 

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Marmoutier

 

Plus ancien monastère d'Alsace, l'abbaye de Marmoutier aurait été fondée vers 589 par saint Léonard, le premier abbé et restaurée par Saint  Maur (son 5èm abbé) aux alentours de 725.

 

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Les orgues datent de 1710 et leur renommée est universelle. Avec celles de l'abbatiale Saint-Maurice d'Ebersmunster, elles sont les seules que l'on ait conservées du célèbre facteur d'orgues André Silbermann.

 

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L'intérieur offre de très belles scuptures, en bois

 

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En pierre sous forme de cénotaphes

 

 


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Tombeau galbé en marbre, 


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Erick nous entraîne vers un petit escalier qui amène dans une crypte ou se trouve des sarcophages.

 

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Saverne

 

Saverne est depuis plus de deux millénaires un site stratégique, entre plaine d’Alsace et massif vosgien. La ville est riche des vestiges de son histoire épiscopale, avec les princes de Rohan : le Château et ses dépendances, les alignements de pignons de la Grand’rue. Le canal de la Marne au Rhin et le port de plaisance offrent un cadre idéal pour flâner.

 

Le Château des Rohan, surnommé "Le Petit Versailles Alsacien", est situé au centre-ville de Saverne, le long du Canal de la Marne au Rhin. 

 

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Construit à la fin du XIIIe siècle et restauré au XVIIIe siècle à l’initiative de Napoléon III, cet ancien château épiscopal abrite aujourd’hui un musée, un relais culturel, une auberge de jeunesse et une école.


La façade, en grès rose de style néo-classique, se déploie sur 140 mètres de long, soit l’équivalent à l’horizontal de la hauteur de la Cathédrale de Strasbourg. 

 

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Sur l'arrière du château des Rohan, se trouve le canal de la Marne au Rhin.

 

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Il a du faire bien froid, l'eau du canal est gelée et les canards ont froid aux pattes.

 

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Dans la rue principale de Saverne, nous retrouvons des maisons à colombages comme partout dans cette région.

 

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Nous arrivons au cloître des Recollets

 

Ce cloître gothique, joyau architectural du XIVe siècle, est un des plus beaux d’Alsace. 

 

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Après avoir accueilli un couvent, il se transforme en école latine. Au XVIIe siècle, il abrite des magasins et des troupes de passage avant de redevenir un collège féminin, puis une annexe du Collège Poincaré. 

Sous les arcs, on aperçoit  des peintures murales représentant des scènes bibliques et religieuses inspirées de l’esprit de la Contre-Réforme. 

 


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La plus célèbre des maisons de Saverne et peut être l'une des plus belle d'Alsace est la maison Katz au N° 80 de la Grand'rue.

 

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Elle fut édifiée en 1605 par Henri Katz, receveur général de l'évêché. 

 

La maison est un bel héritage du passé.

 

Au fil des années et même des siècles, l’adresse est toujours le reflet de vrais instants de vie. Ce qui était au départ une boucherie, est devenu une tonnellerie puis un restaurant.

 

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Nous y prenons notre déjeuner. Nous ne sommes pas déçus par l'intérieur à l'image de l'extérieur.

 

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Et dans nos assiettes, des spécialités alsaciennes.

 

Jambon braisé accompagné de spaetzle

 

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Kasknepfle (Quenelles au fromage blanc) et ciboulette

 

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Et pour terminer Käsküeche (tarte au fromage blanc) et strudel

 

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Chateau du Haut Barr

 

Nous montons ensuite à 470 mètres d'altitude jusqu'au château du Haut Barr.

 

Surnommé "l'Oeil de l'Alsace", il se dresse sur trois grands rochers reliés entre eux par une passerelle appelée « Pont du Diable » et un réseau d’escaliers qui conduisent jusqu’aux hauteurs du château.

 

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Situé à 470 mètres d'altitude, il permet, par temps clair, d’apercevoir la flèche de la cathédrale de Strasbourg.

 

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De l’édifice d’origine érigé au 12ème siècle, il reste encore un logis seigneurial ainsi qu'une chapelle romane consacrée à Saint Nicolas. Le château a ensuite fait l’objet de restaurations et d’agrandissements au 16ème siècle dont il subsiste les murs et les remparts.

 

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En prenant Christine au pied de l'escalier, on se rend bien compte de la hauteur des rochers.

 

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Ce site est vraiment très impressionnant.

 

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Un peu plus loin se trouve  une tour de télégraphe.

 

La France fut le premier pays à posséder, dès 1794, un réseau de télécommunications, grâce au télégraphe aérien inventé par Claude Chappe. De 1798 à 1852, la station de Saverne constituait l'un des maillons de la ligne reliant Paris à Strasbourg.

 

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Grauthal

 

Nous atteignons la site de Graufthal ou se trouve les maisons des rochers. 

 

Une vierge dans le milieu de la falaise.

 

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Sa présence est rattachée à une légende : 

 

Un paysan d’Eschbourg voulant se rendre à la messe de minuit à l’église de Graufthal aurait été surpris par une tempête de neige. Son attelage pris dans la tourmente n’avait plus que le son des cloches, annonçant le début du culte, pour se diriger et il se précipita du haut de la falaise. Le paysan survécut à sa chute. En remerciement, il fit ériger cette statue 

 

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Graufthal doit sa renommée à de curieuses habitations troglodytiques qui s’abritent au pied des falaises de grès, uniques en Alsace.

 

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La roche sert de plancher, de mur et de plafond, de sorte qu’il suffit d’un mur de façade et d’une partie de toit pour avoir un logis.

 

Les conditions de vie dans ces maisons rupestres habitées jusqu’en 1958 étonnent 

 

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Les maisons ont accueilli trois familles au Xxéme siècle : la famille Weber, la famille Wagner et la famille Ottermann.

 

La famille Wagner fut la première à quitter les lieux après le décès de Joséphine Wagner. Le premier étage de la famille Weber s'écroula en 1931 et sa propriétaire mourut peu de temps après .

 

 

Les deux sœurs Ottermann, Madeleine et Catherine, restèrent . Madeleine mourut en 1947, à 89 ans, et Catherine, fut la dernière habitante des maisons troglodytes; elle décéda en 1958 .

Elle racontait aux touristes que sa maison avait hébergé jusqu’à dix-huit occupants en même temps, la cuisine étant commune à deux habitations

 

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Les Maisons des Rochers de Graufthal, en Alsace, accueillaient aussi une petite fabrique d’allumettes. Des artistes ont décidé de redonner vie à cet endroit en créant un totem représentant les deux sœurs Ottermann.

 

Les deux sœurs Ottermann sont représentées sur le totem, haut de plusieurs mètres. « Cette création raconte l’histoire du lieu , explique Alexandra Gerber, sculptrice sur bois. La présence des deux femmes est toujours forte. Elles ont marqué les gens. J’ai souhaité les faire vivre à travers mon travail. » Les passions des deux femmes, la conception de coussins et le tricot, ne seront pas oubliées. « Il est nécessaire de lier le totem avec les habitations à l’aide de fil rappelant le tricot », détaille la sculptrice.

 

 Le site ré-ouvre pour les visites à partir du 09 mars.... Nous sommes le 07... c'est raté

 

La Petite pierre

 

Nous poursuivons notre route vers la Petite Pierre. 

 

Le site est occupé dès l’époque celte, et un bourg s’y développe. Un château est construit à la fin du XIIème siècle. Au XVème siècle, le château, jusqu’alors propriété de la famille de Lutzelstein est conquis par les Comtes Palatins. L’un de ces comtes, George Jean de Veldenz, développe l’exploitation forestière et minière. Lors de la guerre de Trente Ans, et par la suite, la ville devient d’une grande importance stratégique. La ville vit aujourd’hui du tourisme.

 

Sauf que.... tout est en travaux .....

 

 Ce que l'on aurait dû voir

 

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Ce que l'on a vu

 

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Suite à une averse, un joli arc en ciel le long de la route

 

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Bouxwiller

 

Pour finir notre boucle avant de rentrer sur Oberschaeffolsheim, un petit arrêt à Bouxwiller.

 

 

De belles maisons à colombages jalonnes les rues de cette petite commune.

 

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La rue de l’Eglise possède plusieurs belles maisons.

 

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Une boite aux lettres Alsacienne.

 

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Voilà pour ces 2 jours. Demain est prévu une nouvelle journée à Strasbourg et une boucle vers le Nord (Hagenau et Wissembourg).

 

Ce sera dans le prochain article....



08/03/2018
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